Le positionnement de l'audit interne entre Comité d'audit et Direction générale

Le rattachement hiérarchique pour l'indépendance de l'audit interne

L’audit interne est une fonction indépendante. Les normes professionnelles d’audit exigent cette indépendance, les référentiels de contrôle interne la recommandent, les régulateurs l’imposent pour certaines société ou dans certains secteurs d’activité. Il y a pourtant dans cet énoncé initial une contradiction indépassable : l’audit est interne. Il est une composante de l’organisation qu’il évalue. Il est à la fois dans et en dehors de l’objet audité, d’où une distance toute relative entre le contrôleur et le contrôlé. Ainsi, la question n’est pas tant de savoir si l’audit est oui non indépendant, mais plutôt comment organiser les conditions de son indépendance. A cet effet, les auditeurs doivent disposer des moyens suffisants pour exercer leurs investigations sans limite autre que celle qu’ils se seront fixés, tout comme est impératif un rattachement approprié de l’audit interne sur un plan hiérarchique afin qu’il soit en mesure de réaliser souverainement ses missions.

 

L'indépendance de l'audit interne pour la réalisation de ses missions

 

Le positionnement des auditeurs au sein de l’organisation conditionne toute la démarche d’audit. La place d’une fonction dans un organigramme n’est pas que la formalisation écrite d’une structure hiérarchique. A chaque position organisationnelle s’entremêlent responsabilités et pouvoirs pour la réalisation des missions. Rappelons que les travaux de l’audit interne visent à s’assurer du respect par les métiers des dispositions légales, réglementaires, mais aussi des référentiels internes composés principalement de politiques, de procédures, de modes opératoires. A ces aspects de conformité s’ajoute l’évaluation des process et des dispositifs de couverture des risques associés. Pour mener à bien sa tâche, l’auditeur interne doit donc avoir les coudées franches. Comment en effet contrôler et évaluer si l’on ne dispose pas de toute l’information disponible, si la rencontre des collaborateurs concernés est contrainte, si les accès aux outils ne sont pas permis ? En outre, le champ d’intervention de l’audit concerne toutes les activités, toutes les fonctions, tous les métiers de l’organisation, ceci sans exception.

 

Proximité entre audit interne et actionnariat

 

Intervenir partout et sans entrave nécessite que l’audit interne ne soit pas sous la dépendance d’une direction opérationnelle et dispose de suffisamment de marge de manœuvre vis-à-vis de l’organe exécutif. La première condition aujourd’hui n’est plus sujette à débat. Le temps où les auditeurs étaient directement sous la responsabilité d’une direction, généralement financière, est révolu. Par contre, le rapport entre audit interne et Direction générale n’est pas encadré uniformément entre toutes les organisations. Les auditeurs peuvent très bien être rattachés à la Direction générale ou alors rendre compte directement au Président du Comité d’audit ou du Conseil sans lien hiérarchique avec l’organe exécutif. Cette seconde possibilité est certainement la configuration la plus optimale pour organiser l’indépendance de l’audit. Elle autorise la proximité la plus forte entre les auditeurs et l’actionnariat.

 

Rattachement de l'audit aux administrateurs et lien fonctionnel avec la Direction générale

 

Il ne faut jamais perdre de vue que les travaux de l’audit contribue à la maîtrise des opérations, donc  à la performance de l’organisation qui bien-sûr intéresse les propriétaires du capital. Mais en étant directement sous la responsabilité des administrateurs, les auditeurs se trouvent éloignés des Directions exécutive et opérationnelles comme le sont les membres du Conseil et du Comité d’audit. L’audit interne peut donc être à la fois plus indépendant et moins informé ! Pour éviter cet écueil, la création d’un lien fonctionnel entre le responsable d’audit interne et la Direction générale serait bienvenue. Ceci permettrait la mise en place de circuits d’informations réguliers entre l’exécutif global, sous-entendu le Comité de direction, et la fonction en charge de son évaluation.

 

 

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Commentaires: 4
  • #1

    BWANGA BAPOLISI Roméo (lundi, 24 avril 2017 16:03)

    A mon avis la relation entre l'audit interne, le comité d'audit et la direction générale (j'inclus ici les directions opérationnelles) est déjà réglée par les normes internationales d'audit 2017 suivantes : N°1000, 1010, 1100, 1130, 1320, 2010, 2020, 2060 et autres.

  • #2

    takeu kevin (lundi, 17 juillet 2017 17:35)

    Nous parlons bien de l'audit Interne. A mon avis le fait d'être Interne à l'organisation participe à contribuer à plus d'efficacité et d'efficience à la gestion de risque et à l'atteinte des objectifs assignés par la direction générale. Ainsi, la direction générale gagnerai à plus collaboration CR plus de valeur entraîne une meilleure performance de l'entreprise.

  • #3

    Safir (vendredi, 06 octobre 2017 13:56)

    C'est un métier très sacré de manière à être plus honnête sur toutes les lignes relationnelles et si toutefois par malchance d'être hiérarchiquement sous la malhonnêteté croyez-moi vous allez vraiment souffrir c'est suite à une longue expérience vécue dans le domaine

  • #4

    Moungonan (mardi, 17 octobre 2017 21:41)

    Contacts téléphoniques:+235 95 08 71 41/66 36 01 38. Merci de bien vouloir m'envoyer le votre