Comment améliorer la trésorerie d'exploitation

Mesurer, gérer, améliorer la trésorerie

La trésorerie résulte de toutes les opérations d’une organisation. Elle est également d’une importance cruciale car c’est son insuffisance qui conduit à la cessation de paiement. Toute entreprise fait faillite faute de liquidités pour couvrir ses besoins. La trésorerie est également un indicateur de bonne gestion. Il n’en fait jamais trop peu, mais ni trop. Une organisation disposant de liquidités abondantes caractérise bien souvent des difficultés à employer toutes les ressources, ce qui induit des charges financières par trop élevées par rapport à l’activité, et également des coûts d’opportunité. La finance déteste l’argent qui sommeille ! Ainsi, une trésorerie d’entreprise est optimale lorsqu’elle est proche de zéro. Cet objectif n’est cependant pas simple à atteindre. La trésorerie est le réceptacle de toutes les opérations, exception faite de certaines engagements dits de hors-bilan, ce qui implique une vision exhaustive et transverse pour la mesurer. Mais aussi la trésorerie est parcourue par des flux incessants, elle est en quelque sorte toujours en mouvement, d’où des capacités d’anticipation pour la gérer. Enfin, comprendre les flux liés aux activités courantes de l’entreprise, ceux concernant le financement et d’autres relatifs aux investissements, est un prérequis afin d’améliorer les soldes de trésorerie.

Les pistes d'amélioration de la trésorerie d'exploitation

Il existe différentes façons d’aborder la trésorerie afin de l’analyser, entre une approche patrimoniale à partir des grands postes du bilan fonctionnel, et une méthode plus orientée vers les flux. Concernant cette dernière, l’un des ratios clés est l’excédent de trésorerie d’exploitation, dont le calcul nous renseigne sur les orientations à prendre pour améliorer le niveau des disponibilités. Le solde de trésorerie générée par les activités coutantes est en effet la différence entre l’excédent brut d’exploitation – dit EBE – et la variation du besoin en fonds de roulement d’exploitation (BFRE). A partir de là, on comprend que le niveau de liquidité est d’autant plus conséquent que l’EBE excède les contraintes de financement du cycle d’exploitation. Cette situation est possible si l’organisation s’engage dans une démarche dynamique en ouvrant plusieurs fronts à la fois, dont les principaux sont les suivants :

  • Augmentation des marges : l’accroissement des marges tant commerciales que productives contribue, toute chose égale par ailleurs, à l’augmentation de l’EBE, donc de la trésorerie d’exploitation. Cette performance peut résulter d’une augmentation des volumes facturés à la clientèle, à condition que l’entreprise ait la capacité suffisante pour produire et commercialiser plus sans accroître ses frais de structure. A défaut, l’organisation peut orienter ses efforts sur les coûts d’achat, en négociant auprès de ses fournisseurs des conditions financières plus intéressantes. En dernier recours, l’entreprise augmentera ses prix de vente, avec néanmoins le risque de perdre en compétitivité.
  • Maîtrise des frais généraux : les autres achats et charges externes sont généralement une composante importante de l’EBE. Leur maîtrise, voire leur réduction, est de nature à améliorer la trésorerie générée par l’exploitation. Sachant qu’il il existe différents types de frais généraux, les économies sont à privilégier vers les charges dont la baisse n’impacte pas directement les niveaux d’activité. Difficile en effet de réduire par exemple le recours à la sous-traitance lorsque l’externalisation est incontournable dans le modèle économique de l’entreprise. Par contre, des efforts sont envisageables à propos des frais à caractère général comme ceux consommés par les fonctions support de l’entreprise.
  • Accroissement de la productivité : faire plus avec autant, voire moins, tel est l’enjeu de la productivité. Pour atteindre cet objectif, l’optimisation des process et la formation des collaborateurs sont des voies possibles, tout comme la réalisation d’investissements techniques. Plus productive, l’entreprise consomme moins de charges pour un chiffre d’affaires équivalent ou supérieur, ce qui nécessairement est positif pour la trésorerie.
  • Réduction du BFRE : réduisant son BFRE, l’organisation dégage de la trésorerie d’exploitation, se trouvant ainsi confortée sur un plan financier. Il appartient donc à l’entreprise de diminuer ses délais de stockage, en mettant en place si elle en a les moyens une gestion en flux tendu. L’organisation peut aussi solliciter ses partenaires commerciaux afin d’obtenir des modalités de paiement plus favorables. Dans ce cas, mieux vaut privilégier des négociations auprès des fournisseurs pour disposer de délais de règlement plus longs. Les clients de l’entreprise en effet pourraient ne pas apprécier que leur soit demandé de contribuer à améliorer une trésorerie qui ne leur appartient pas…

 


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