Présenter ses états financiers en normes IFRS

Le passage des comptes sociaux aux états financiers en normes IFRS

Les états financiers sont le produit-fini de la comptabilité. Comme tout résultat d’un processus, leur qualité est conditionnée par la performance des tâches ayant contribué à leur production. De la collecte des opérations économiques jusqu’à leur retranscription comptable, de l’agrégation des comptes jusqu’à l’établissement du bilan et du compte de résultat, des règles sont à respecter pour la présentation d’une information financière respectueuse de standards. Ainsi, le tout premier critère de qualité des états financiers est leur conformité aux normes en vigueur. Pour certaines entités, cet impératif qualitatif est double. En effet, les structures exerçant leurs activités au sein de l’Union européenne et faisant en même temps appel public à l’épargne sont tenues de présenter des comptes consolidés, celles-ci étant contraintes à la fois par la règlementation comptable du pays où se trouve leur siège social et par les directives européennes en la matière. En l’occurrence, ce sont la quasi-totalité des normes IFRS qui sont à pratiquer pour la production de leurs états consolidés, les comptes individuels étant quant à eux établis selon les règles nationales. Il faut donc être capable de passer d’une vision comptable entité par entité selon des critères nationaux à un ensemble consolidé présenté sous une forme et selon des impératifs différents. La tâche n’est pas simple et demande des efforts conséquents en termes d’organisation, tout au long des process comptables, de la simple opération économique aux états financiers.

La composition des états financiers en normes IFRS

Selon les normes IFRS, tout entité concernée par le référentiel international a l’obligation de produire un jeu d’états financiers complet, lequel comprend :

  • un état de la situation financière de la période, en l’occurrence un bilan arrêté à la clôture de l’exercice reflétant le patrimoine de l’entité, avec l’ensemble de ses actifs et de ses passifs ;
  • un état du résultat net et des autres éléments du résultat global pour la période, soit un compte de résultat au titre de l’exercice comptable, avec quelques ajouts par rapport au résultat présenté selon les règles nationales ;
  • un état de variation des capitaux propres, document expliquant la façon dont les fonds propres de l’entité évoluent entre le début et la fin de la période comptable ;
  • des notes explicatives sur les principales méthodes comptables et d’autres informations, soit l’équivalent de l’annexe des comptes annuels telle que prévue par les réglementations nationales.

Les états financiers en normes IFRS ont ainsi une structure peu différente des comptes nationaux. En somme, ce n’est pas tant le contenant des comptes qui impacte le plus les entités, mais leur contenu.

La présentation des états financiers en IFRS dans le respect des principes comptables

Le référentiel IFRS, comme les règles nationales, s’inscrit dans un cadre conceptuel précis, lequel conditionne aussi bien le traitement des opérations que la production des comptes annuels. La norme IAS 1 stipule que les états financiers doivent être présentés de sorte à respecter les principes suivants :

  • image fidèle : le bilan, le compte de résultat, les autres états comptables, doivent refléter fidèlement, c’est-à-dire sans déformer la réalité, la situation financière et la performance de l’entité ;
  • continuité d’exploitation : un arrêté comptable ne signifie pas la fin de l’entité ! Les états financiers sont une photographie à instant donné, pas un acte de décès. Il est donc nécessaire de traduire comptablement la continuité des activités après la clôture des comptes, notamment grâce aux opérations d’inventaire ;
  • comptabilité d’engagement : il ne faut pas attendre le dénouement des opérations économiques en termes de trésorerie pour les comptabiliser. C’est une fois que l’entité s’est engagée auprès d’un tiers que les écritures comptables sont enregistrées, raison pour laquelle sont constatées au bilan des créances et des dettes ;
  • importance relative et regroupement : même si toutes les opérations économiques composent les comptes annuels, elles n’ont pas, prise individuellement, le même degré d’importance sur le plan de la communication financière. Certaines opérations nécessitent une diffusion particulière, d’autres non. Cette différence de traitement est fonction du caractère significatif que l’on donne, ou pas, à tel ou tel évènement ;
  • non-compensation : la comptabilité est un jeu à somme nul. A la fin, tout s’équilibre, entre actif et passif. Il serait ainsi possible sur un plan technique de procéder à des compensations entre différents comptes et d’arriver au même résultat que sans pratiquer de la sorte. Sauf que la qualité de l’information s’en trouverait d’autant réduite puisque la compensation conduit à agréger des opérations au-delà de leur caractère significatif ;
  • informations comparatives avec la période précédente : les états financiers n’ont de sens que s’ils permettent de connaître la situation financière et la performance d’une entité à une date donnée en comparaison avec l’arrêté comptable précédent ;
  • permanence de la présentation : quel que soit l’horizon réglementaire, il est un impératif incontournable, universel, en matière de qualité de l’information financière : la capacité à comparer ce qui est avec ce qui fût ou ce qui devrait être, ceci nécessitant d’employer les mêmes méthodes d’un arrêté à l’autre pour éviter des biais d’interprétation.

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